Concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme » 2021-2022

Dans le cadre de son concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme », la Fondation Seligmann décerne, à la fin de chaque année scolaire, plusieurs prix d’un montant de 1000 € récompensant la réalisation par des classes de collégiens, lycéens ou apprentis, seules ou avec les membres de la communauté éducative et les parents d’élèves, de projets traduisant leur désir du « vivre ensemble », leur refus du racisme et du communautarisme.

Ce concours est exclusivement réservé aux établissements de Paris, de l’Essonne, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Les lauréats sont désignés par un jury choisi par le conseil d’administration de la Fondation, qui se réunira au mois de juin 2022 pour délibérer.

Le formulaire de candidature est téléchargeable via ce lien : https://www.fondation-seligmann.org/wp-content/uploads/2021/09/Fiche-candidature-concours-2021-2022.pdf.

Les candidatures sont à adresser soit par courrier postal (Fondation Seligmann – BP 50 019 – 75 721 PARIS Cedex 15), soit par courriel (fondation-seligmann@fondation-seligmann.org), et devront avoir été reçues au plus tard le 31 mai 2022.

Court-métrage en « stop motion » sur Joséphine Baker, réalisé par les élèves de 6e 3 de la cité scolaire Paul Bert, à Paris (14e), lauréats 2019 du concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme »

Le prix Seligmann 2021 décerné à Arnaud Friedmann pour Le Trésor de Sunthy

Le prix Seligmann contre le racisme 2021 a été décerné à Arnaud Friedmann pour son ouvrage Le Trésor de Sunthy, paru aux éditions Lucca en mai 2019.

Créé en 2003 par Françoise Seligmann en souvenir des combats menés avec son mari contre le nazisme au sein de la Résistance et contre l’intolérance et l’injustice pendant la guerre d’Algérie, ce prix récompense une oeuvre littéraire qui s’inscrit dans ces mêmes combats. Il couronne annuellement une création écrite, individuelle ou collective telle qu’un roman, un essai, un mémoire, une pièce de théâtre ou un scénario de film, ou tout autre écrit qui participe au combat pour la victoire de la raison et de la tolérance, en s’attaquant aux sources du racisme : fondamentalismes religieux, colonialisme, discriminations fondées sur la race, la nationalité, la religion ou le sexe.

Historien de formation, Arnaud Friedmann a consacré son mémoire de recherche à l’histoire de l’immigration cambodgienne en France.

Auteur de sept romans et recueils de nouvelles, Le Trésor de Sunthy est son premier roman historique pour la jeunesse. Il y aborde le sujet de l’exil des Cambodgiens en France lors de la dictature des Khmers rouges.

Entre récit initiatique et pédagogique, l’ouvrage d’Arnaud Friedmann dépeint la réaction des enfants d’immigrés de première et de deuxième génération face au passé et aux origines de la famille tout en évoquant certaines questions liées à l’adolescence : l’amitié, l’amour, la construction de l’identité.

Lors de sa délibération, le jury a également particulièrement apprécié l’ouvrage de Monsieur Michaël Roy intitulé Léon Chautard. Un socialiste en Amérique, 1812-1890 (éditions Anamosa)

Le présent texte reproduit le communiqué de presse de la Chancellerie des universités de Paris daté du 12/01/2022.

Quand les élèves se retrouvent en musique

L’école élémentaire Le Bélier, en REP+ Jean Vilar à Grigny (91) réalise son projet « Retrouvons-nous en musique », au bénéfice des 16 classes de l’établissement (environ 270 élèves) et de l’ensemble des enseignants et personnels.

Tous les matins à 8h20 et tous les après-midis à 13h20, le piano dont l’établissement a fait l’acquisition grâce à l’aide de la Fondation Seligmann est installé dans le hall d’accueil (devant le « Mur des diplômés », qui met en valeur les parcours des anciens élèves). Quatre enseignants qui maîtrisent l’instrument se succèdent au clavier pour créer un climat de quiétude pour les enfants et leur permettre de se rendre en classe plus sereinement.

À la disposition de tous, le piano a également permis à un parent d’élève de venir jouer, et plusieurs enfants y sont habitués, l’un des objectifs poursuivis étant d’augmenter le nombre d’inscriptions au conservatoire de Grigny, qui tiendra bientôt une permanence dans l’école. Le piano est utilisé également pour l’accompagnement des chorales de classe, et une chorale pour les adultes des écoles maternelle Bélier-Cerf et de l’école élémentaire Le Bélier est en cours d’élaboration.

Seul « bémol » pour l’instant : en raison de la situation sanitaire, les séances qui rassemblaient tous les élèves autour du piano ont dû être suspendues au profit de séances d’écoute par classe. Gageons que ce n’est que partie remise, et que ce beau projet, que les porteurs jugent déjà très positivement quant à ses retombées pour l’établissement (élèves et équipe pédagogique) pourra bientôt reprendre comme il avait été envisagé au départ, avec pour but, après les confinements successifs, de « refaire de l’école un lieu de partage, de fraternité et de joie ».

Mat’ les vacances, pour gagner confiance dans son potentiel scientifique

L’association Paestel, « Pôle associatif pour les études, les sciences, le travail et les lettres», à Palaiseau (91), a organisé cet été, du 26 juillet au 6 août, au centre de vacances Costa Nuova à La Chapelle d’Abondance, sa colonie « Mat’ les vacances », en partenariat avec l’école Polytechnique, au bénéfice de lycéens, essentiellement en fin de 1re spécialité « Maths », issus de milieu modeste et ayant une appétence pour les mathématiques. Comme pour chaque édition depuis 2011, cette colonie visait à valoriser le goût pour les sciences, à construire un lien solidaire entre mathématiciens et jeunes, à diffuser la culture scientifique, à créer du lien social, à déconstruire l’autocensure et à développer la curiosité tout en incitant les jeunes à entreprendre des études supérieures scientifiques.

Un atelier scientifique de la colonie Mat' les vacances – Crédits : assoc. Paestel

Cette année, « la crise sanitaire et l’autorisation tardive de la tenue de colonies estivales ont terriblement impacté le projet, tant du côté de l’encadrement que du côté des jeunes », rapportent les porteurs du projet. Ainsi le nombre de bénévoles et de candidats a été plus faible que les années précédentes, 19 lycées étant partis au lieu des 35 prévus. Malgré ces difficultés, les porteurs relèvent que les élèves participants « ont reçu des informations importantes concernant l’année de terminale », notamment quant au choix de leurs spécialités et à leur orientation post bac, et que « les ateliers mathématiques du matin, par groupes de 6 ou 7, leur ont donné confiance en eux », leur permettant d’être « plus sûrs de leur potentiel à mener des études scientifiques ». Un blog a en outre été tenu durant le séjour : https://matlesvacances.over-blog.fr. Pour l’avenir, l’équipe de Paestel souhaite pouvoir retrouver le nombre habituel de 35 jeunes.

La Cabane citoyenne de l’Association du Quartier Saint-Bernard

L’association du Quartier Saint-Bernard, à Paris (11e), a réalisé son projet de Cabane citoyenne, impliquant 22 jeunes du quartier, accompagnés par de jeunes architectes sortis d’école, dans la conception et la fabrication, sur l’esplanade Renée Lebas, d’une cabane éphémère, écoconçue, légère, démontable comme un jeu de construction (sur trois côtés, les parties séparés de la structure servant de bancs pour des représentations de théâtre ou de cinéma en plein air…), permettant d’accueillir les activités de l’association sur l’espace public et de rassembler les habitants autour d’événements festifs et collectifs. Le projet comportait deux étapes : la première consacrée à des ateliers d’initiation aux méthodes de conception architecturale, la seconde consistant en la réalisation proprement dite… avec pour objectifs de fédérer, de créer un esprit de groupe, d’inclure le collectif au centre du quartier, mais également de rendre les jeunes curieux en leur faisant découvrir un métier, la construction, le bricolage, et en leur donnant l’idée d’aller à la rencontre d’autrui.

Construite pendant l’été, la cabane a été inaugurée le dimanche 19 septembre, en marge d’un vide-grenier organisé annuellement par l’Association du Quartier Saint-Bernard et en présence d’un orchestre, ce qui a ajouté à la gaieté du moment. Mondane Colcombet y représentait la Fondation Seligmann en tant que vice-présidente. La mairie d’arrondissement et la Direction des affaires sociales, de l’enfance et de la santé de la Ville de Paris y étaient également représentées.

Crédits photos : Association Qsb11

« Tu respires le même air que moi » : premier bilan

Dans son n° 53 NF « L’écologie à l’épreuve de la confiance », la revue Après-demain avait mis en valeur le projet « Tu respires le même air que moi », mené par l’atelier scientifique du collège Georges Rouault, en REP+ à Paris 19e, avec notamment le soutien de la Fondation Seligmann. Inscrit dans le dispositif académique « Scol’air », ce projet vise à sensibiliser les élèves aux enjeux de la préservation de l’environnement, notamment par la réalisation de mesures de la qualité de l’air dans la cour de leur établissement, situé à proximité immédiate du périphérique.

L’action, portée notamment par le professeur de SVT Jérémie Pelé, devait se conclure par un voyage permettant aux élèves de « respirer » tout en mettant à profit leurs connaissances. Ce séjour a malheureusement été reporté deux fois du fait de la crise sanitaire : prévu en fin d’année 2019-2020, il devrait finalement avoir lieu en 2021-2022.

En attendant, l’atelier scientifique a poursuivi ses recherches, comme en témoigne ce courrier reçu par la Fondation Seligmann, signé par le professeur et ses élèves, et qui fait un premier bilan sur un travail remarquable, à mettre entre toutes les mains pour servir d’exemple et montrer comment des collégiens peuvent se saisir de la culture scientifique pour comprendre et agir sur le monde qui les entoure.

Après-deman n° 55NF « Les politiques sanitaires face au Covid-19 »

Le n° 55 NF d’Après-demain place les politiques sanitaires « face au Covid-19 ». En rassemblant et publiant les contributions sur ce thème de scientifiques, juristes, universitaires ou responsables d’organismes impliqués dans la recherche, l’action sociale, la politique de santé, il se donne pour but, selon les mots de Pierre Joxe dans son éditorial, d’« éclairer le présent, sinon l’avenir ». 
Un numéro à retrouver à retrouver dès à présent dans le kiosque d’Après-demain.

Vous n’aurez pas les enfants, Prix Seligmann 2020

Créé par Françoise Seligmann en souvenir de ses combats contre le nazisme au sein de la Résistance et contre l’intolérance et l’injustice pendant la guerre d’Algérie, le prix Seligmann contre le racisme est géré par la Chancellerie des universités et indépendant de la Fondation Seligmann. Il s’inscrit toutefois dans ses objectifs, en récompensant « une création écrite, d’expression française, apportant une pierre solide à la lutte contre le racisme. »

Après un vote du jury exceptionnellement tenu par correspondance en raison de la crise sanitaire, le prix Seligmann 2020 a été décerné à Valérie Portheret pour son livre Vous n’aurez pas les enfants, (2020, XO Éditions).

Cet ouvrage, préfacé par Serge Klarsfeld et Boris Cyrulnik, relate le sauvetage de 108 enfants juifs, exfiltrés du camp de Vénissieux dans la nuit du 28 au 29 août 1942, pour être confiés à une association, l’Amitié chrétienne, et cachés dans un ancien couvent. Leurs parents furent déportés à Auschwitz et gazés pour une majorité d’entre eux.

Action Théâ à l’école Tourelles

En 2019-2020, l’école polyvalente Tourelles, en REP Pierre Mendès France à Paris (20e), a mis en place l’action Théâ, au bénéfice de 19 élèves de CE2. Cette action nationale d’éducation artistique, conçue et réalisée par l’Office central de la coopération à l’École (OCCE), a pour objectif de favoriser la rencontre entre les écritures théâtrales jeunesse d’auteurs vivants et les élèves, à travers la lecture, le regard, la mise en voix et la mise en jeu. Le soutien de la Fondation Seligmann a permis d’acquérir des exemplaires de l’ouvrage étudié : Maman Typhon, de Dominique Paquet.

Cette même année scolaire, la Fondation Seligmann a soutenu l’action Théâ dans cinq autres établissements de Paris et de la Seine-Saint-Denis, autour des livres de Dominique Paquet et de Fabien Arca.

Une promotion « Françoise Seligmann » à l’École nationale d’administration pénitentiaire

C’est la lecture du n° 45NF d’Après-demain, paru en janvier 2018, dont le dossier avait pour titre La Prison, qui a convaincu la déléguée de classe de la 49e promotion d’élèves directeurs de l’École nationale d’administration pénitentiaire (Énap) d’inclure parmi les noms de baptême proposés à ses camarades celui de Françoise Seligmann. Et c’est sur cette personnalité hors du commun, résistante et journaliste, défenseuse des droits de l’Homme, que s’est porté le choix des futurs directeurs d’établissements pénitentiaires dont la formation vient de s’achever en ce mois de septembre 2020.

Concilier la dignité, les droits humains et la privation de liberté est assurément une gageure. Ainsi Adeline Hazan, alors Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, dénonçait-elle en 2018 la surpopulation carcérale comme d’un « fléau français »[i]… qui a valu à notre pays d’être condamné par la Cour européenne des droits de l’Homme, en 2020, pour « conditions de détention inhumaines et dégradantes ».

En 2019, à l’occasion du 10e anniversaire de la force obligatoire de la Charte européenne des droits fondamentaux, les élèves directeurs de l’Enap ont travaillé sur les notions de « liberté » et de « dignité », qui prennent une dimension très concrète lorsque des pics de densité carcérale à 200% sont constatés dans des maisons d’arrêt franciliennes et lorsque 1 638 détenus en sont réduits à dormir sur un matelas au sol[ii]. « Imaginez 3m2, écrit par exemple Selma Sechaud, élève de l’Enap, dans le cadre de ce travail collectif. C’est la surface minimale qu’impose l’office des affaires vétérinaires pour assurer un enclos à un chien de 20 kg (…) c’est également la surface dont dispose une personne détenue, dans de nombreux établissements pénitentiaires en proie à la surpopulation pénale. »

Annie Snanoudj-Verber, déléguée générale de la Fondation Seligmann, à la cérémonie de fin de formation de la promotion « Françoise Seligmann » des élèves directeurs de l’Énap, le 18 septembre 2020 – Crédits Énap

Nul doute que la mémoire de Françoise Seligmann, qui combattit toute sa vie durant pour la dignité humaine, face à la barbarie nazie puis face à l’intolérance et l’injustice pendant la guerre d’Algérie, inspirera les futurs fonctionnaires de l’administration pénitentiaire dans leur difficile mission. Ce sont ces valeurs qu’est venue porter Annie Snanoudj-Verber, déléguée générale de la Fondation Seligmann, lors de la cérémonie de baptême de la 49e promotion des élèves directeurs, le 18 septembre dernier.    

 

[i] « Surpopulation carcérale : le fléau français », Après-demain n° 45NF, La prison, janvier 2018.
[ii] Chiffres au 1er novembre 2017 cités par Adeline Hazan dans son article « Surpopulation carcérale : le fléau français ».